Notice bibliographique : Jolly, Claude, « Documentation électronique à l’université : Relevé d’impacts », BBF, 2003, n° 4, p. 5-8[en ligne] Consulté le 3 janvier 2007
Lien : http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2003/04/document.xsp?id=bbf-2003-04-0005-001/2003/04/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non
Auteur : Claude Jolly
Mots-clefs : bibliothèque, réseau, université, recherche
Résumé :
Dans cet article Claude Jolly mène une analyse de l’impact du développement de la documentation numérique dans les établissements de l’enseignement supérieur. Partant du constat que les accès aux ressources numériques se multiplient et que leur part dans les budgets croit aussi fortement, l’auteur s’intéresse aux conséquences pour les services de documentation de ces établissements et pour les réseaux de bibliothèques.
En ce qui concerne les bibliothèques on constate qu’elles sont très affectées par la transformation de l’offre documentaire. Le phénomène de fusion, entre maisons d’édition ou entre grands groupes, qui touche le monde de l’édition scientifique à amené une situation où quelques grands éditeurs sont devenus incontournables, tel Elsevier. Ces éditeurs profitent de leur position de force pour imposer des prix d’abonnements à leurs collections très élevés. Parallèlement l’offre de type « bouquet » c’est largement répandue. Ces éditeurs proposent leurs titres par « pack » avec des prix plus attractif que pour les abonnements à l’unité mais des contenus imposés. La conséquence de tout cela est que l’on assiste à une homogénéisation de l’offre documentaire des bibliothèques au détriment de la diversité, de même qu’a un certain appauvrissement des fonds à cause de l’accroissement constant des budgets consacrés aux périodiques scientifiques.
Le développement du numérique à aussi impliqué des transformations de l’activité des réseaux de bibliothèques. A l’« époque » des abonnements papier on payait pour un exemplaire que l’on acquérait physiquement, qui pouvait être stocké et diffusé dans le respect du droit d’auteur. Avec les abonnements aux périodiques numériques on ne paie plus un droit de détention des revues mais un droit de consultation. Celles-ci sont archivées par le fournisseur sur ses propres serveurs. Pour les réseaux cela implique que là où leur rôle au temps de l’imprimé était d’organiser la redistribution des ressources documentaires (via le prêt entre bibliothèques par exemple), il n’est plus aujourd’hui que d’intervenir au moment de l’achat. Ainsi est née un type particulier de groupement, les consortiums (Couperin par exemple), dont le rôle est justement de négocier et de gérer l’acquisition de ressources documentaires pour ses membres. L’auteur explique que ces réseaux ne doivent pas moins continuer à s’organiser autour de bibliothèques de « références ». Celles-ci de part l’importance de leurs moyens, de leurs fonds, restent un élément moteur de l’activité de mutualisation et de coopération des réseaux de bibliothèques.
Commentaire :
Cet article aborde un thème déjà traité dans deux précédentes fiches de lecture mais sous un angle encore différent. Là où nous avions traité de deux cas concret de travail en réseau avec le consortium Couperin et le réseau de bibliothèque de l’INRIA, on prend ici encore un peu plus de recul en entamant une réflexion globale sur l’impact du développement du numérique pour les structures documentaires de l’enseignement supérieur. Le type particulier de collection numérique que sont les périodiques scientifiques en ligne est crucial pour ce type de structure. Les mutations de ce marché, des modes d’acquisition et de gestion de ces ressources ont de multiples conséquences sur l’activité des bibliothèques. Cet article nous permet d’embrasser l’ensemble de cette problématique, tant du point de la bibliothèque que du réseau, afin de mieux comprendre les implications à longs termes de ces transformations. J’ai personnellement trouvé cet article très enrichissant et vraiment bien écrit. L’approche est didactique et le cheminement de l’analyse très cohérent.
Lien : http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2003/04/document.xsp?id=bbf-2003-04-0005-001/2003/04/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non
Auteur : Claude Jolly
Mots-clefs : bibliothèque, réseau, université, recherche
Résumé :
Dans cet article Claude Jolly mène une analyse de l’impact du développement de la documentation numérique dans les établissements de l’enseignement supérieur. Partant du constat que les accès aux ressources numériques se multiplient et que leur part dans les budgets croit aussi fortement, l’auteur s’intéresse aux conséquences pour les services de documentation de ces établissements et pour les réseaux de bibliothèques.
En ce qui concerne les bibliothèques on constate qu’elles sont très affectées par la transformation de l’offre documentaire. Le phénomène de fusion, entre maisons d’édition ou entre grands groupes, qui touche le monde de l’édition scientifique à amené une situation où quelques grands éditeurs sont devenus incontournables, tel Elsevier. Ces éditeurs profitent de leur position de force pour imposer des prix d’abonnements à leurs collections très élevés. Parallèlement l’offre de type « bouquet » c’est largement répandue. Ces éditeurs proposent leurs titres par « pack » avec des prix plus attractif que pour les abonnements à l’unité mais des contenus imposés. La conséquence de tout cela est que l’on assiste à une homogénéisation de l’offre documentaire des bibliothèques au détriment de la diversité, de même qu’a un certain appauvrissement des fonds à cause de l’accroissement constant des budgets consacrés aux périodiques scientifiques.
Le développement du numérique à aussi impliqué des transformations de l’activité des réseaux de bibliothèques. A l’« époque » des abonnements papier on payait pour un exemplaire que l’on acquérait physiquement, qui pouvait être stocké et diffusé dans le respect du droit d’auteur. Avec les abonnements aux périodiques numériques on ne paie plus un droit de détention des revues mais un droit de consultation. Celles-ci sont archivées par le fournisseur sur ses propres serveurs. Pour les réseaux cela implique que là où leur rôle au temps de l’imprimé était d’organiser la redistribution des ressources documentaires (via le prêt entre bibliothèques par exemple), il n’est plus aujourd’hui que d’intervenir au moment de l’achat. Ainsi est née un type particulier de groupement, les consortiums (Couperin par exemple), dont le rôle est justement de négocier et de gérer l’acquisition de ressources documentaires pour ses membres. L’auteur explique que ces réseaux ne doivent pas moins continuer à s’organiser autour de bibliothèques de « références ». Celles-ci de part l’importance de leurs moyens, de leurs fonds, restent un élément moteur de l’activité de mutualisation et de coopération des réseaux de bibliothèques.
Commentaire :
Cet article aborde un thème déjà traité dans deux précédentes fiches de lecture mais sous un angle encore différent. Là où nous avions traité de deux cas concret de travail en réseau avec le consortium Couperin et le réseau de bibliothèque de l’INRIA, on prend ici encore un peu plus de recul en entamant une réflexion globale sur l’impact du développement du numérique pour les structures documentaires de l’enseignement supérieur. Le type particulier de collection numérique que sont les périodiques scientifiques en ligne est crucial pour ce type de structure. Les mutations de ce marché, des modes d’acquisition et de gestion de ces ressources ont de multiples conséquences sur l’activité des bibliothèques. Cet article nous permet d’embrasser l’ensemble de cette problématique, tant du point de la bibliothèque que du réseau, afin de mieux comprendre les implications à longs termes de ces transformations. J’ai personnellement trouvé cet article très enrichissant et vraiment bien écrit. L’approche est didactique et le cheminement de l’analyse très cohérent.
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